1990

Pendant le régime Taliban

V

Dans les années 90, AMI reste en Afghanistan malgré le bilan historique des violences enregistrées dans le pays. Les ONG humanitaires sont déterminées à poursuivre leur travail sur le terrain, malgré le nombre élevé d’attaques contre les travailleurs humanitaires et l’incertitude quant à leur financement. Sur 164 attaques enregistrées contre des ONG dans le monde (par le site de la sécurité des travailleurs humanitaires), 79 ont eu lieu en Afghanistan.

1994 : AMI crée un journal thématique, « Salamati », distribué dans les centres de santé aux personnels médicaux (médecins, infirmières et pharmaciens). Objectif : Renforcer les connaissances et les compétences médicales des agents de santé.

Juillet 1998 : Les talibans chassent les ONG internationales de Kaboul.

11 septembre 2001 : Des attaques terroristes visent les États-Unis.

La « AMI car » est poussée par ses équipes de médecins et logisticiens pour franchir un fragile pont suspendu.

Crédit : Yves Bourny / Archives Aide Médicale Internationale

À l’arrière d’un véhicule AMI, Adela, interprète afghane, doit porter un voile intégral. Les talibans ont pris le contrôle du pays, les règles sont strictes : interdiction aux conducteurs de tous types de véhicules de transporter des femmes non couvertes du tchadri. Sanction : emprisonnement du conducteur.

Crédit : Yves Bourny / Archives Aide Médicale Internationale

Un autre véhicule AMI, un bus cette fois, traverse les gorges de Sarobi, à l’est de la région de Kaboul.

Crédit : Yves Bourny / Archives Aide Médicale Internationale

Le chef de mission Yves Bourny, entouré de son équipe du Logar. Médecins, logisticiens, administrateurs : tous oeuvrent pour le bon déroulement des programmes.

Crédit : Yves Bourny / Archives Aide Médicale Internationale

Yves Bourny pose aux côtés du Mollah Karim Shah, autorité religieuse en charge de superviser les activités de santé d’une des provinces de l’est. Sous le règne taliban, les équipes humanitaires doivent composer avec ces interlocuteurs pour mettre en place les activités de santé.

Crédit : Yves Bourny / Archives Aide Médicale Internationale

Hiver 98, province du Logar. Le chef de mission, Yves Bourny, répare une des roues de la voiture AMI pour continuer à avancer dans le rude hiver afghan.

Crédit : Yves Bourny / Archives Aide Médicale Internationale

Les structures de santé sont toujours vétustes et de fortune, situées dans des endroits reculés et difficiles d’accès.

Crédit : Archives Aide Médicale Internationale

AMI ouvre des premières officines qui font office de pharmacies. Les femmes, en majorité, viennent récupérer des médicaments pour leurs familles.

Crédit : Archives Aide Médicale Internationale

AMI commence la production du magazine « Salamati » dans les années 1990. Ce périodique, édité à 5 000 exemplaires tous les trois mois, relaie des messages d’éducation à la santé (prévention et promotion des campagnes de vaccination). C’est l’un des derniers magazines publié en persan et non censuré par les talibans.

Crédit : Archives Aide Médicale Internationale

Des médecins vérifient avec le bracelet de périmètre brachial si un enfant afghan souffre de malnutrition. Encore aujourd’hui et 8.2 millions de personnes font face à l’insécurité alimentaire en Afghanistan.

Crédit : Archives Aide Médicale Internationale

Une des structures de santé ouverte par AMI dans les années 90 et son personnel. Les structures de santé sont toujours vétustes et de fortune, situées dans des endroits reculés et difficiles d’accès.

Crédit : Archives Aide Médicale Internationale

Les équipes d’AMI forment des relais communautaires pour sensibiliser les familles, en particulier les mères, à la médecine, la nutrition, et aux soins primaires.

Crédit : Archives Aide Médicale Internationale

CHRONIQUE